-Vos femmes sont des femelles kangourou… !
Sur la plaine d’envol, tous les hommes épuisés, porteurs de sacs de sable, avançaient au rythme d’une marche nuptiale…
Ils s’arrêtent et me disent en chœur :
-Tu es grotesque !
Je tire le soleil entre eux et moi comme un rideau rouge élimé.
Ils me méprisent : mes sacs sont crevés, je me vautre sur le sable épandu. Un homme vient donner des coups de pieds rageurs dans mes châteaux.
Je lance en ricanant : -Ta femme est une femelle kangourou !
Il ne comprend pas que le blâme est pour lui.
Trop heureux de la pénétrer, d’entrer dans la nacelle, il jette son lest et s’affaire pour monter, monter… Puis il me regarde de haut, suce son pouce, la joue posée sur la peau de son ballon…
Moi je veux une femme qui passe le mur du son.
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