Et si je m’étais trompé ? Si tout ce que j’avais dit, écrit, crié, hurlé, était faux ?
Si tout cela s’adressait de fait à une abrupte Saxonne, mais si dans toute la période écoulée, elle avait vraiment tenté d’être une vraie Celte de légende ? Une image surréaliste mouvante mais douce, un poème féminin vivant… Iseult mêlée à Boudicca ?
Le doute à tous les vents, à double tranchant, c’est le diamant de l’esprit, c’est l’or de l’âme… Le doute c’est un envol vers des alternatives différentes, voire un peu folles. Une bille de billard électrique qui tape dans tous les sens.
Les doutes sont des entrelacs celtiques… Ils s’élancent vers l’avant, vers l’absolu, mais avec lenteur, et reviennent à leurs points de départ chargés de poésie.
Le doute c’est une façon d’intelligence. C’est sûr que dans un entrelacs on a la sensation qu’on n’avance pas.
Pourtant l’entrelacs du chiffre huit couché est le symbole de l’infini… Mais non, tout est fini. A quoi bon, le huit n’était pas pour elle…
Mauvaise alchimie. Intelligence culbutée. Avec elle, les doutes me bouffaient l’esprit, ils me rongeaient les tripes comme des rats.
Aujourd’hui je pense à elle, je doute encore… De nouvelles questions m’assiègent, efficaces comme des tours d’assaut. Des trébuchets voudraient abattre mes murs pour mieux l’innocenter.
J’ai tort. Elle est redevenue une vraie Saxonne. La preuve ? Les Saxons ne doutent jamais. Ils ont raison envers et contre tous.
On ne peut pas revenir en arrière sur les grands coups de hache d’un étal de boucherie… Aussi définitivement assourdissants que le silence de la vraie mort.
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