C’est une ville blanche comme un lys. Des hommes au crâne lisse y cultivent la symétrie.
C’est une ville falaise : nous pensons en contrebas.
Placardées sur nos murs aveugles, des affiches gigantesques nous disent :
« Comme le cours des planètes, l’itinéraire du sang est immuable. Malheur à celui qui le disperse par d’autres voies que les sentiers tracés par les dieux ».
Ce soir à la télévision, sur notre chaîne unique, le pantin de service nous démontrera la nécessité de posséder l’arme totale.
Dans la ville haute, fou et dieu sont synonymes.
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