M’asseoir en amphore et vous faire parler.
Vos paroles se boivent et grisent. Elles éclateraient sur le sol -quelle tristesse à l’étage ?- si je ne clouais des oreilles sous les failles pour les nuits sans lune et sans étoiles.
Mais ventre affamé…
Et l’impasse ? -fausse ou vraie- Elle voyage la garce ! Migrations dont on ne saisit le sens qu’à brûle-pourpoint. L’odeur qu’elle ramène en ses sacs, et son cul.
Un vague parfum, léger et délicat, de liberté parfois…
Les rues sont parsemées de baïonnettes. Elles crèvent les pavés, poussant à travers tout comme dans un accouchement accéléré, provoquant les cris de bébés adultes, contrefaits et blêmes. La peur…
Et les frontières imperméables dans les deux sens.
Halte ! disent-ils, on ne passe pas : le trafic d’effluves mène à la peine capitale.
M’asseoir en canope et vous laisser discourir.
Juste un peu d’eau pour les fleurs… Rouges bien sûr.
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